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| Champignons |
| Introduction générale |
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Les champignons constituent aujourd’hui un règne à part entière, au même titre que les Procaryotes (êtres unicellulaires sans noyau), les Protistes (unicellulaires avec noyau), les Métaphytes (végétaux chlorophylliens) et les Métazoaires (animaux pluricellulaires). Les raisons de cette séparation tiennent essentiellement à leurs particularités biochimiques, physiologiques et biologiques.
Dans le langage commun, ce que l’on nomme “champignon” est en fait l’appareil reproducteur de l’organisme : le sporophore (ou carpophore). Sous cette partie visible, enfoui dans le substrat (terre, bois mort, etc.), s’étend un ensemble de filaments végétatifs impropre à toute détermination : le mycelium, véritable siège des fonctions vitales. C’est l’ensemble de ces parties souterraines et aériennes, formant unorganisme unique, que l’on appelle fungi ou mycète.
Les champignons supérieurs constituent un groupe sans réalité taxonomique au sein de la classification. Cet ensemble artificiel rassemble les espèces ayant, entre autres, une reproduction sexuée au moins pendant une partie de leur cycle biologique.
Les champignons représentent une partie essentielle des écosystèmes. D’un point de vue qualitatif, leur rôle écologique est aussi fondamental que méconnu : ils participent à la décomposition de la matière organique, qu’ils transforment en humus ; ils forment des associations symbiotiques avec les racines de certains arbres - les mycorhyzes - favorisant chez les végétaux l’absorption d’éléments minéraux et la défense contre les pathogènes en échange d’aliments sous forme d’hydrates de carbone et de matière organique ; enfin, en parasitant et éliminant les plantes affaiblies, ils contribuent à la régulation naturelle des populations. A côté de cela, ils sont d’un grand intérêt médicinal et offrent des attraits culinaires bien connus.
D’un point de vue quantitatif, leur nombre est considérable : 10 à 12 000 espèces rien qu’en France, entre 3 500 et 5 000 en Alsace.
| Menaces |
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Au rang des premières causes de recul des champignons en Alsace se trouvent la destruction et la dégradation de leurs biotopes, à travers diverses manifestations telles que la sylviculture et l’agriculture intensives, l’accroissement de l’urbanisation, le développement d’aménagements variés, etc.
Les changements climatiques annoncés constituent une menace générale supplémentaire, dont l’influence sur les champignons risque d’être grande, étant donnée l’importance de la température et de l’humidité à certains moments de leur cycle de vie.
A cela s’ajoutent des causes spécifiques tout aussi préjudiciables, à commencer par la cueillette.
Les champignons sont également des victimes privilégiées de la pollution atmosphérique, ou plutôt des pollutions, car cette menace peut se manifester sous plusieurs formes :
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l’acidification du milieu et les composés soufrés empêchent la formation des mycorhyzes, |
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les métaux lourds sont très facilement absorbés par les champignons, avec des effets peu connus sur les mycéliums... mais désastreux sur la santé humaine quand il s’agit d’espèces comestibles ! |
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idem pour les retombées de radioactivité, que les champignons peuvent accumuler et stocker des dizaines d’années voire plus ! |
Aucune espèce de champignon n’est protégée en France. Par contre la loi prévoit une réglementation départementale possible de la cueillette par Arrêtés préfectoraux mais, dans les faits, celle ci est trop complexe pour pouvoir être réellement appliquée (KOUNES, 1999).
| Bilan sur les champignons en liste rouge |
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La liste rouge alsacienne des champignons supérieurs comprend 635 espèces, soit 14,9% environ de la flore fongique régionale.
Le suivi des espèces n’ayant que pas ou très peu été fait, et de toute façon pas depuis 1976, la catégorie des espèces disparues n'a pas été alimenté.
Il n’y a pas non plus de liste orange, bien que l’opportunité de renseigner la catégorie Patrimonial avec les espèces alsaciennes présentes dans les catégories de niveau 1 de la proposition de liste rouge européenne (Ing, 1993) ou des trois autres listes régionales de France ait été étudié. Ce choix n’a finalement pas été suivi : cela aurait contribué à alourdir une liste déjà fournie.
La répartition par catégorie de menace des champignons est résumée dans le tableau suivant.
| Catégorie |
X |
E |
V |
D |
R |
L |
AP |
AS |
NS |
P |
HL |
| Effectif |
- |
47 |
126 |
39 |
255 |
150 |
18 |
- |
- |
- |
~4250 |
Vous pouvez télécharger la liste rouge des champignons d'Alsace ci-dessous :
Remarque : Le contenu des monographies des champignons présente quelques différences par rapport aux monographies des autres groupes. Ainsi, en l’absence de nom vernaculaire pour la grande majorité des espèces, cette indication est absente. Comme aucun champignon ne bénéficie d’une protection à quelque niveau que ce soit, il a été décidé de faire figurer des renseignements sur l’écologie des espèces (habitat, support, etc.), qui font souvent défaut dans la littérature. Ainsi, dans la colonne de gauche, à la place des indications habituelles sur l’habitat (sous le nom de la famille) figure le statut trophique de l’espèce. Il s’agit du mode d’alimentation du champignon, qui peut être de 3 types principaux :
• le mode mycorhyzien
• le mode saprotrophe
• le mode parasite erte
| Pour en savoir plus sur les champignons d'Alsace |
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