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| L'atlas des insectes d'Alsace |
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Pour les insectes, l'association IMAGO s'investit dans la réalisation d'un Atlas pour les groupes d'insectes suivants. Trois projets d’atlas sont engagés. Ils concernent les ordres d’insectes aujourd’hui étudiés par le plus grand nombre de naturalistes, et ayant fait l’objet de l’élaboration d’une liste rouge en 2003, c’est-à-dire :
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les rhopalocères, ou papillons de jour (130 espèces); |
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les odonates, ou libellules (67 espèces); |
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les orthoptères : sauterelles, grillons et criquets (62 espèces). |
De par leurs mœurs diurnes ou leurs biologies proches, quelques familles complémentaires sont généralement étudiées par les mêmes naturalistes, et sont rattachés en complément à l’un ou l’autre de ces groupes, entre autres :
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les zygènes, lépidoptères hétérocères aux mœurs diurnes (18 espèces); |
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les ascalaphes, neuroptères aux mœurs diurnes surtout présents en zone méridionale (2 espèces); |
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les mantes, famille des mantodés (1 espèce). |
NB : le nombre d’espèces est donné ici à titre indicatif : il s’agit du nombre d’espèces déjà mentionnées au moins une fois en Alsace. Certaines d’entre elles ont probablement disparu de la région, d’autres sont encore à découvrir.
| L'envoi des données |
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Le masque de saisie des données unique et adapté à chaque groupe taxinomique, opérationnel depuis décembre 2006 sur le site internet d'ODONAT, est le mode d’envoi privilégié des données.
Dans ce masque de saisie, quelques espèces complémentaires ont été regroupées sous l’appellation « autres insectes protégés ». Il s’agit d’espèces protégées au niveau national et appartenant à d’autres familles d’insectes que celles précisées ci-dessus (lépidoptères, coléoptères…), et pour lesquels toutes les informations sont bienvenues.
La saisie des coordonnées géographiques pour chaque observation est vivement souhaitée.
En l’attente d’une base de données unique et complète pour les milliers d’autres espèces d’insectes présents en Alsace, toutes autres données peuvent être envoyées directement par couriel à l'association IMAGO sous diverses formes (tableau, notes…).
De manière générale, il est souhaitable de conserver puis transmettre directement :
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toutes les exuvies de libellules, qui peuvent être gardées simplement et aisément dans des boites (une boite clairement étiquetée par lieu de récolte); |
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tout cadavre trouvé d’espèce rare, douteuse ou non déterminée; |
N’’hésitez pas non plus à envoyer vos photos numérisées (concernant les groupes liés à des projets d’atlas) pour détermination -dans la mesure du possible !-, par simple couriel à : association.imago@free.fr. Des vues différentes d’un même individu sont toujours préférables (dessus et latéralement pour les libellules, dessus et dessous pour les papillons…) ainsi que des notes complémentaires (comportements, biotope, altitude…).
| Compléments pour la saisie des données |
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Toutes les observations sont concernées, quel que soit le stade de développement : œuf, larves, chrysalides, imagos, exuvies, indices (trous de sorties des larves de certains coléoptères par ex.)…., individus morts ou vivants.
Pour les libellules en particulier, mais également pour divers papillons et orthoptères, l’observation d’un –ou même plusieurs- individu(s) sur un biotope ne prouve en rien la reproduction de l’espèce. Aussi, un effort particulier doit être fait pour rechercher, noter puis saisir tout complément d’information qui permet de supposer (actions de ponte, émergences fraiches…) ou de certifier (stades larvaires, exuvies, oothèques…) de la reproduction de l’espèce sur le site d’observation.
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Comme pour les vertébrés, toute détermination doit être certifiée précisément. Rappelons que seules quelques insectes peuvent être déterminés à distance, à l’œil ou aux jumelles, sous réserve d’une expérience suffisante. Dans bien des cas, la technique la plus couramment employée -capture au filet, puis relâché de l’animal après avoir procédé aux examens nécessaires- est suffisante pour les libellules, orthoptères et rhopalocères. Pour certaines espèces, la collecte est cependant nécessaire. (Dans tous les cas, IMAGO ne souhaite la collecte d’animaux qu’à des fins scientifiques.)
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Les listes d’espèces du masque de saisie incluent des couples d’espèces proches, par ex. : Colias hyale / alfacariensis sp ; Leptidea sinapis / reali sp ; Somatochlora alpestris / arctica sp ; Aeshna subarctica / juncea sp…etc.
Il convient de bien se renseigner sur les critères pertinents et fiables pour séparer ces espèces. Il est demandé de toujours utiliser ces couples en cas de doute.
Plusieurs cas ont motivé ce choix :
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l’espèce reste parfaitement identifiable sur le terrain, sous réserve de la capture de l’animal, à l’instar des libellules (Somatochlora alpestris / arctica sp) ou (Aeshna subarctica / juncea sp). Néanmoins, dans le cas d’une observation aux jumelles ne permettant pas de trancher, il est quand même souhaitable de pouvoir conserver une trace de cette observation, toutes ces espèces étant très rares, afin de pouvoir prospecter le site ultérieurement.; |
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aucun critère n’est reconnu comme fiable pour déterminer les imagos (par ex. Colias hyale / alfacariensis sp), même en main. L’espèce peut cependant être certifiée par l’observation de l’écologie, les chenilles et les plantes hôtes étant nettement différentes. |
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dans certains cas (ex. : Leptidea sinapis / reali sp ; Adscita sp), seul l’examen à la loupe binoculaire permet de trancher. Des critères « extérieurs », comme la répartition (supposée), l’abondance de l’une au détriment de l’autre, ou le biotope d’observation, ne sont en aucun cas suffisants. |
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Pour toutes les espèces communes, des observations réalisées sur un même site sur une petite période de temps peuvent être « condensées » : une seule saisie peut être considérée comme suffisante, par exemple à la date du maximum d’ind. notés.
Pour les espèces rares, il est intéressant cependant de saisir le plus d’informations possibles : dates du premier et dernier vol, dates de pontes, date du pic d’émergence… D’une manière générale, il est souhaitable de saisir le maximum de renseignements pour les espèces très rares (biotope, comportement…)
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Les effectifs, pour tous les stades d’observation, sont souvent estimés par des fourchettes car difficiles à dénombrer précisément.
Les chiffres romains sont alors le plus souvent utilisées :
I : |
1 individu au moins (ou présence non quantifiée) ; |
II : |
2 à 10 individus |
III : |
11 à 50 individus |
IV : |
51 à 100 individus |
V : |
> 100 individus |
Selon les stades, dénombrements exacts et fourchettes peuvent être utilisés simultanément.
Exemples d’observation détaillée pour une espèce :
- de libellule : Mâles : IV ; Femelles : 2 ; Exuvies : 3 ; Emergences : III (observation de plusieurs dizaines d’imagos mâles et de 2 femelles, dont plus d’une dizaine d’émergences + 3 exuvies récoltées)
- de sauterelle : Mâles : 3 ; Femelles : 1 ; chanteurs : III (plus d’une dizaine de chanteurs contactés + 3 mâles et 1 femelle observés)
- de papillon : Adultes : III ; Copulation : I ; Pontes : 18 sur G. cruciata (plus d’une dizaine d’adultes observés avec accouplement + 18 pieds de Gentianes croisettes portant des œufs)
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La connaissance de la répartition de la faune est un élément essentiel pour toute action de préservation des espèces et des milieux. Merci de transmettre vos informations.
Pour plus d'information, n’hésitez pas à consulter le site d’IMAGO à l'adresse :
http://association.imago.free.fr/
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